Et si vous vous échappiez au Pérou ?

A la découverte des villes du Pérou

Augustin Fromageot, Chef de projet au sein de Forestera au Pérou vous conduit dans trois villes du pays, ou plutôt 3 mondes urbains tant l’agitation et l’ambiance y sont différentes ! En route de Lima vers la ville qui jouxte nos plantations de cacao, Tarapoto.

Tout d’abord Lima, la capitale, qui domine de grandes falaises ocre bordant le Pacifique. 10 millions d’habitants y fourmillent dans un concert de klaxons et de petits coups de trompette des vendeurs de glaces ambulants. A ceux qui ne sont pas amateurs de circulation difficile, abstenez-vous ! Lima se développe vite, au prix d’une urbanisation peu contrôlée, comme en témoignent les immenses barres d’immeubles au goût douteux qui poussent comme des champignons, les quartiers qui s’étendent toujours plus (la ville fait plus de 2000 km carrés, 20 fois Paris intra-muros !), les travaux perpétuels et les bidonvilles qui s’accrochent sur les flancs de premiers reliefs.

Lima s’est implantée sur un désert, il n’y pleut quasiment jamais. En cause, un courant d’eau froide qui remonte la côte Sud-Américaine, le courant de Humboldt, qui refroidit l’air chaud tropical et provoque la formation de nuages bas, plongeant la ville dans une ambiance étrange. En hiver, il se forme un brouillard épais, la Garua, qui estompe le paysage et les bruits, et donne l’impression d’être dans une goutte d’eau !

En route vers la ville de Tarapoto

Prenez un avion (ou le bus si vous avez 48h devant vous), et montez plein Nord sur 600km. Passez les reliefs plissés et bariolés comme des grosses pâtisseries des Andes, redescendez vers l’immensité verte de l’Amazonie, vous ne manquerez pas de tomber sur Tarapoto, la principale ville de la région de San Martin. Changement de décors ! Dès la sortie de l’avion, c’est une bouffée de chaleur humide aux senteurs de verdure. Cachée par la « Cordillera Escalera » qui domine la ville, l’océan Amazonien fait déjà entendre sa rumeur.

Tarapoto, c’est environ 150 000 habitants, une ville de la taille de Caen faite de bric et de broc, certaines rues sont en terre, entre les maisons émergent des manguiers et des « pommiers d’eau » aux fleurs roses si délicates. Ici, beaucoup moins de voiture, mais une armée de motos et de « Motocar », des moto-tricycle qui servent aussi bien de taxi que de véhicule familial ou de camion de déménagement. Pas facile de circuler ! Tout autour de la ville, de belles petites montagnes qui sont les derniers ressauts des Andes et des rizières qui parsèment les vallées inondées, dominées de grandes colonnes de nuages ouatés qui s’élèvent dans la chaleur tropicale.

San José de Sisa, la « capitale du cacao »

Prenez alors l’un de ces taxis branlants pour partir vers l’Ouest. Rapidement, la route abimée par les pluies se met à sillonner dans les montagnes couvertes de pâturages, de plantations de bananiers, cacao et café. Après le passage de plusieurs « check points » gardés par des volontaires de la « ronda campesina », une garde mise en place par les paysans pour se défendre contre les attaques encore fréquentes il y a quelques années, les premières maisons de terre rouge indiquent que vous entrez dans San José de Sisa, la « capitale du cacao ». Une petite ville avec sa « Plaza de Armas », ses petites boutiques ou l’on trouve de « tout », son marché, son ambiance beaucoup plus respirable avec tellement moins de circulation. Partout sur les bords de la route, de grandes bâches noires sur lesquelles sèchent cacao et café dans une odeur acide si caractéristique. Il n’est pas rare de croiser des paysans à cheval, descendant de leur « Chacra » (leur plantation).

A proximité de la ville de Sisa, se trouve la plantation de ForestFinance où 150 hectares de cacaoyers et d’autres essences viennent enrichir l’écosystème local. Un paresseux tout curieux est venu inspecter les cabosses de cacao récoltées.

Bienvenu au Pérou, le pays du cacao !
Augustin Fromageot

Un paresseux sur les cabosses de cacao fin récemment récoltées de Forest Finance France

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Lenny Martinez
Lenny Martinez

Lenny Martinez travaille depuis février 2014 comme Responsable Projet au sein de ForestFinance France. Il est chargé du développement pour le financement de nouveaux projets agroforestiers basés sur la cacaoculture, du networking et du suivi avec les partenaires. Il met également à profit ses compétences rédactionnelles acquises à Sciences Po pour les activités de communication écrite de la société. Passionné par les langues, l’entrepreneuriat social et l’Amérique latine, il fait le relais auprès des équipes au Panama de ForestFinance.